|
|
 |
"
ETUDIANT – E – S EN MOUVEMENTS
(Internationalismes et internationales, cosmopolitismes et migrations
étudiantes)"
Colloques
organisés par la BDIC, l'équipe HEME, GENERIQUES
et le GERME,
avec l'appui de la Mission CAARME
Appel à contributions
L’une
des traditions de la médiévale « universitas
», celle de la circulation inter-nations des étudiants
comme des maîtres, est une tradition récurrente, en
se transformant évidemment, dans l’Université
moderne et contemporaine.
Les XIXe et XXe siècles ont d’une part nationalisé
les systèmes d’enseignement supérieur, et d’autre
part mondialisé de façon intercontinentale ces phénomènes,
en même temps que les motifs des voyages et migrations étudiantes
sont devenus plus diversifiés : à la curiosité
intellectuelle et à l’attraction scientifique de certains
pôles ou professeurs se sont ajoutées les motivations
économiques et politiques. Colonies des métropoles
ne disposant pas (encore) de facultés envoyant les enfants
des élites colonisées dans les capitales européennes
; mais aussi aujourd’hui jeunes des ex-colonies attirés
par des formations considérées comme plus performantes
; hier comme aujourd’hui également on compte nombre
d’étudiants fuyant, ou bannis, des Etats autoritaires
venant étudier dans des pays plus ou moins voisins ou réputés
plus démocratiques.
Le GERME, qui a déjà organisé en 1996 un premier
colloque sur les internationales étudiantes et après
une série de séminaires et la participation au réseau
« les migrations étudiantes en Europe » depuis
2000, organise en 2005/2006 un colloque en deux parties :
- le premier (juin 2006) se tenant à la BDIC à Nanterre,
dans le cadre de l’IFR
- Le second (décembre 2006) à l’Université
de Reims,
Souvent étudiés séparément, nous entendons
articuler deux niveaux en interaction : celui des migrations et
émigrations étudiantes avec celui de l’organisation
en mouvements(s) de toutes natures, associatives, politiques, confessionnelles,
syndicales, culturels, informels…
De manière pluridisciplinaire, il s’agira de stimuler
la connaissance et le débat à partir de regards historiques,
sociologiques, économiques, politiques, en faisant appel
aux chercheurs, mais aussi à des témoins ou des acteurs.
1. Organisations, mouvements, influences réciproques.
Pourquoi, et comment les étudiants étrangers s’organisent,
s’intègrent dans les universités et les mouvements
étudiants des pays d’accueil ? Privilégient
ils au contraire une simple action au sein de leurs concitoyens
dans une perspective de retour au pays ?
Quelles relations se nouent, quels conflits se développent
entre les nationaux, les étrangers, comment les contradictions
se manifestent et se résolvent entre métropolitains
et les coloniaux ? Quels sont les effets des mouvements de solidarité
qui peuvent exister dans les métropoles avec les luttes des
étudiants liées aux mouvements de décolonisation
et de libération nationales ?
a) L’on pourra traiter des relations internationales, sous
l’angle des influences réciproques de cet internationalisme.
Ainsi au tournant des XIXe/XXe siècles, la place des exilés
et étudiants des pays slaves en Allemagne est sensible, comme
est indiscutable l’influence (voire le modèle) germanique
sur la France via l’Alsace Lorraine.
Il en va de même dans les deux après-guerre, où,
par exemple, se développent de façon plus systématique
des mouvements internationaux, comme de nouvelles formes d’identités
nationales, communautaires.
|
|
L’on continuera à s’intéresser évidemment
aux interactions au cours les « années 68 »,
mais il convient maintenant d’approfondir également
la connaissance des mouvements européens des années
1980 et 1990 sur les réformes universitaires qui ont touché
divers pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Grande Bretagne…)
b) L’on pourra ainsi poser la question de la place des étudiants
et de leurs mouvements dans les processus de décolonisation
et les mouvements de libération nationale.
S’agit-il principalement de mouvements de masse à vocation
revendicative et syndicale, sont-ils aussi, ou deviennent-ils principalement,
des lieux de formation des cadres de la Nation en devenir ? Les
exemples de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, de
l’Indochine, de l’Afrique Noire sont notamment à
développer pour ce qui concerne la France, d’autant
qu’il faut s’interroger sur la relation qui peut se
nouer – de manière parfois contradictoire et conflictuelle
- avec les mouvements étudiants métropolitains.
Par exemple, après la II° guerre mondiale « L’Union
française » des étudiants a été
mise à mal avec la guerre d’Indochine ou dans les relations
entre l’UNEF et les étudiants d’Algérie.
Qui représente les étudiants d’Algérie
l’AGE d’Alger ? L’UGEMA ? La même question
se pose dans l’empire britannique pour l’Irlande du
Nord. Ou pour la Hollande vis à vis de l’Indonésie.
2. Migrations, xénophobies et coopérations.
Pour l’institution universitaire et les autorités académiques,
attirer nombre d’étudiants étrangers est signe
de rayonnement international, mais aussi de conquête de positions,
d’influence, de marchés. Du côté des étudiants,
des choix économiques, de carrière sont aussi déterminants.
Il y a bien une tradition d’accueil pouvant toutefois susciter
des résistances.
a) Avec les politiques d’accueil des étudiants étrangers,
des choix sont faits par les autorités en direction de telle
ou telle zone qu’elles considèrent sous influence,
ou qu’elles comptent influencer.
De ce point de vue, on peut examiner les relations internationales
étudiantes comme reflets, outils des diplomaties d’Etats
qui peuvent favoriser ou limiter les mobilités étudiantes.
Dans ce contexte, quelle est la marge d’autonomie des mouvements
étudiants , et comment cette autonomie peut contrarier les
intérêts étatiques ?
b) C’est ainsi qu’il faudra bien s’attaquer aux
résistances et oppositions au cosmopolitisme universitaire.
Car la xénophobie n’est pas absente des mouvements
étudiants à certains moments, quand l’étudiant
étranger peut être ostracisé : comme graine
de subversion, voir comme concurrent devant l’emploi, notamment
en droit, en médecine quand les « carrières
» sont encombrées et quand le « chômage
des intellectuels » menace (par exemple en France dans les
années trente). Ce protectionnisme xénophobe, voire
raciste, appartient-il à l’histoire passée ou
est-il encore présent ?
c) Mais le plus souvent, les organisations et mouvements étudiants,
en relation parfois avec les autorités et institutions académiques,
étatiques ou internationales, développent des services,
et une coopération étudiantes, soit à l’échelle
locale, soit à l’échelle internationale. :
L’Entraide universitaire internationale (World international
service) en est un exemple, mais il en existe d’autres, de
coopération intellectuelle ou sportive avec la tradition
des jeux internationaux, des échanges. Au niveau européen,
où en est-on après la chute du mur ? Comment les unions
européennes passant du WESIB à l’ESIB abordent
t-elles ces coopérations ?
|
 |

Vous
pouvez également consulter (et imprimer) cet appel à
contributions en PDF
Comité scientifique d'organisation (en cours de constitution).
Date limite pour la proposition de communications (résumés) : 1er
novembre 2005.
Modalités pratiques pour proposition une communication :
Les auteurs adressent, sous forme de document électronique (format
RTF, Rich Texte Format), un résumé n'excédant pas 5000 signes et
précisant le sujet envisagé, la méthodologie et l'angle d'attaque
adoptés à l'adresse suivante : info@caarme.fr
Contact :
info@caarme.fr
|