Accueil
Le Germe Axes de recherche Sources en ligne... Les dossiers du GERME Une bibliothèque virtuelle Agenda Des liens...

 

 
Nous écrire
 

Les Cahiers de l'OVE

Le N° 2 part de l'enquête 1994 de l'Observatoire de la vie étudiante dont Bernard Lahire traite un aspect "les manières d'étudier". L'objet de ce travail est présenté dans les "notes introductives". C'est "l'hétérogénéité relative du monde étudiant" qui retient l'attention des auteurs, perspective qui a "encore bien plus de sens et d'intérêt aujourd'hui" qu'il y a trente ans lors des premiers travaux sociologiques sur les étudiants. L'augmentation du nombre d'étudiants au cours de cette période s'étant accompagnée de la "diversification du type d'études, des manières d'étudier et de vivre une vie scolaire après le lycée". Trois aspects, trois parties. La socialisation "silencieuse" des étudiants par les rythmes de travail universitaire et l'emploi du temps. Les conditions de travail scolaires et universitaires. Enfin, les pratiques de lecture. En conclusion, "il y a "étudier" et "étudier" (...) si l'on ne peut rester au seul constat de différences entre types d'études et si on est bien obligé de parler d'inégalités de situation, c'est que les différents types d'établissement d'enseignement supérieur, et plus précisément encore, les différents types d'études, ne sont pas d'égale valeur universitaire et sociale". Ainsi, "l'étudiant (moyen) ou la "culture étudiante" n'existent pas". 6 oppositions sont mises en évidence : études populaires/études bourgeoises, études courtes et-ou professionalisantes/études longues et-ou généralistes, études tendues vers des valeurs extra-académiques et professionnelles / études tendues vers des enjeux purement scolaires, établissements à fort encadrement pédagogique et à communauté étudiante restreinte / établissements à faible encadrement et à commmunauté étudiante massive, études à fort degré de renoncement (medecine) / études à faible degré de renoncement, études scientifiques et techniques / études littéraires. C'est la "variable type d'études" qui est déterminante pour comprendre les pratiques scolaires extra-universitaires. Il ne s'agit pas simplement de "styles d'existence très différents" mais des "oppositions" et même des "rapports de force" entre des définitions de la culture ou de "l'homme cultivé"

Les Cahiers de l'OVE N° 3. "Le financement de la vie étudiante". Travail réalisé par Jean-Claude Eicher et Louis Gruel, l'objet est délimité : "la prise en charge des conditions de vie étudiante, non la totalité des ressources", avec la volonté de "rupture résolue avec la tradition de publication d'un "budget étudiant moyen". En effet, les auteurs opèrent une distinction radicale entre les ressources dont disposent effectivement les étudiants et celles allouées en nature (hébergement gratuit dans la famille, contribution de l'Etat à la restauration universitaire). En effet, il convient de prendre en compte "la dimension de l'autonomie financière, décisive pour une population engagée dans un processus de transition entre la dépendance (...) et l'indépendance matérielle". Ce rapport s'appuie sur les 28 000 réponses à l'enquête OVE 1994.

Editeur : la documentation française, 29-31 Quai Voltaire 75344 PARIS CEDEX 07.