" Cette fois, c'est fini, à huit heures je serai fusillé. Du courage, mon petit papa..., le nom des Courtault s'éteint avec moi... Je n'ai pas peur de mourir, mais je crains pour vous que j'aime tant... Je te répète que j'ai été heureux pendant les 20 ans que j'ai vécus sur la terre, et que tu y es pour beaucoup. Il faut pas regretter le passé, ta séparation d'avec maman. J'ai eu deux foyers, avec chacun leur bonheur. Je meurs en bon chrétien, je viens de communier. Priez pour mon âme, je vous en supplie, maintenant que mon corps disparaît. J'aurais tant voulu vivre, surtout pour vous, et ma petite Jeannette, ma petite chérie... qui peut avoir besoin d'aide. Je la recommande à Colette. Pardonnez-moi tout le mal que j'ai pu vous causer... Je vais mourir en souriant, avec le sourire en coin, à ' la Courtault ' que vous connaissiez.Adieu Colette que j'aime tant, Lucette, Jeannette, marraine, et toi, mon très cher papa, que je chéris tendrement. Faites mes adieux à tous ceux qui m'aiment et que j'aime.

Ton fils affectueux. "