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"Le
jour du grand jugement, il est une chose que je vous porterai
pure et intacte, brûlant et illuminant mon pauvre cur
comme le font des bougies de cire blanche dans une triste chaumière.
Cette lumière, c'est mon panache, et c'est ma raison de
vivre : c'est la France. Et, voyez-vous, mon Dieu, je compte beaucoup
sur elle pour me faire pardonner, car, aimer
n'est-ce pas
déposer aux pieds de vos saints les plus belles fleurs,
les plus dignes.
Sur elle, j'ai porté tout mon amour, tout le trop plein
de mon cur, tout ce que j'aurais voulu donner et que ne
n'ai jamais osé donner, orgueil sans doute, mais ce que
je veux donner est si beau, si profondément à moi
que ce n'est qu'à elle que je voulais le donner.
Je ne suis pas de ceux qui méprisent la vie et jouent avec
la mort pour le plaisir de la mépriser, mais, puisque mon
devoir est là, je l'accomplirai jusqu'au bout.
En faisant mon devoir, je sais quelle peine immense je fais à
mes parents. Que Dieu me pardonne, mais il est sûr que rien
ne me détournera de ma voie.
"Vous qui m'aimez tant, sachez que le rêveur est parti
vers son plus beau rêve et s'il n'en revient pas, sachez
que c'est la mort qu'il avait toujours souhaitée"."
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